Il faut absolument que je te parle de notre dernier coup de cœur lecture : Pollyanna <3
Nous l’avons lu à raison d’un à deux chapitres chaque soir et cela a été un de nos grands plaisirs de ces dernières semaines. D’ailleurs, je suis sûre que cela nous a aidé à nous remettre du chikungunya ^^
Pollyanna est une petite fille adorable, pétillante et très émouvante, qui a perdu ses deux parents : d’abord sa mère, puis son père, qui était pasteur.
Elle est donc envoyée chez sa tante (la sœur de sa mère) qui est plutôt du genre acariâtre. Mais si cette femme est si dure, c’est parce que son cœur l’est. Et Pollyanna va agir comme une magicienne avec tous ceux que la vie a malmené et dont le cœur s’est endurci. Elle va leur apporter de l’amour et de la joie à n’en plus finir, elle va leur faire voir la vie du bon côté, elle va leur livrer les secrets de son « jeu », celui qui permet de se réjouir, même quand il semble ne pas y avoir de raison de se réjouir.
Un chapitre en particulier a vraiment résonner avec la pédagogie Charlotte Mason, un chapitre qui met en scène le révérend Paul Ford, complètement désemparé car les choses ne se passent pas bien dans sa paroisse. Il voudrait écrire un sermon qui résonne fort chez ses fidèles pour le dimanche qui vient et il avait retenu le passage de Matthieu 23 dans lequel Jésus dénonce l’hypocrisie des Pharisiens et des scribes. Des paroles solennelles qui grondent !
Mais voilà que Pollyanna va rencontrer le révérend et lui raconter son jeu du bonheur, un jeu que son père a inventé, inspiré par sa lecture de la Bible, car alors qu’un jour il se sentait triste et désemparé, il dénombra les phrases qui commencent par « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse » et il arriva au merveilleux nombre de 800 ! 800 passages qui invitent à nous réjouir.
Alors Pollyanna explique :
« Selon mon père, Dieu a pris la peine de nous répéter huit cents fois de nous réjouir, parce qu’il veut que nous nous réjouissons, ne serait-ce qu’un peu. »
Cette rencontre laisse le révérend Paul Ford songeur. Il rentre chez lui puis, incapable de poursuivre l’écriture de son sermon, tombe sur un magazine dans lequel il lit le passage suivant :
« Un jour, un père dit à son fils, Tom, qui avait refusé de remplir le panier à bois de sa mère : « Tom, je suis certain que tu seras ravi d’aller chercher du bois pour ta mère. » Sans un mot, Tom s’exécuta. Pourquoi ? Uniquement parce que son père lui avait montré simplement qu’il attendait de lui qu’il fasse ce qu’il fallait. Supposons qu’il ait déclaré : « Tom, j’ai entendu ce que tu as déclaré à ta mère, ce matin, et j’ai honte de toi. Va immédiatement chercher du bois ! » Tom n’aurait certainement pas accompli sa mission.
« Ce dont les hommes et les femmes ont besoin, c’est d’être encouragés. Leur tendance naturelle à la résistance doit être renforcée et non atténuée. Au lieu de se plaindre sans cesse des défauts d’un homme, soulignez ses qualités. Aidez-le à sortir de l’ornière des mauvaises habitudes. Louez ses bons côtés, ses capacités, son audace ! L’altruisme et l’optimisme sont contagieux et susceptibles de révolutionner une ville entière… Les gens irradient ce qu’ils ont dans le cœur et dans l’âme. Si un homme est gentil et prévenant, ses voisins le ressentiront très vite. S’il passe son temps à se plaindre et à tout critiquer, ses voisins lui renverront ses mines renfrognées, et plus encore ! C’est quand on cherche le mal qu’il se présente. Si vous vous attendez à trouver le bien, vous l’obtiendrez. Dites à Tom que vous savez qu’il sera heureux de remplir ce panier à bûches, et vous verrez qu’il sera intéressé par vos propos. »
Le révérend déchire ses notes en mille morceaux puis se remet à écrire. Le dimanche suivant son sermon qui commençait par « Réjouissez-vous et soyez dans allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux » toucha ce que chaque homme, chaque femme et chaque enfant avait de meilleur en lui.
Et moi, je suis tellement heureuse de partager ce passage avec vous, car je sais à quel point ce genre de mots peut illuminer une journée, déclencher un instant de grâce.
Chère maman, cher papa, sache que tu es une personne merveilleuse, que ton enfant a de la chance de t’avoir, car tu es la personne la plus capable, celle qui l’aime le plus au monde. Même si parfois tu doutes, même si parfois tu cries, même si parfois tu dis des choses qui dépassent ta pensée, ton amour est le plus grand, ta tendresse la plus profonde, ton soutien le plus important. La parentalité est un chemin semé d’embûches qui fait sortir des choses sombres en nous, à cause de la fatigue, du stress, des besoins insatisfaits, etc. Pardonne-toi comme tu pardonnerais à n’importe quel autre parent. On est souvent plus fort pour réconforter les autres que pour s’apaiser, n’est-ce pas ? Dieu ne te juge pas, Dieu est là pour toi, il t’aime et il veut que tu sois heureux. Remplis ton cœur chaque jour, chaque heure, de cet amour infini pour toi et pour tes enfants, et toux ceux qui t’entourent parce que l’amour et la joie rayonnent autour de toi !
Et dès que tu y penses, joue au jeu du bonheur comme Pollyanna 🙂
Avec toute ma tendresse !
Maeva
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Merci pour tous tes partages!
Une question concernant les livres que tu fais en lecture familial (dont celui-ci), à partir de quel âge peut-on les lire aux enfants?
Merci beaucoup!
Stéphanie
Merci Stéphanie ! Oh cela dépend des livres bien sûr, mais j’ai toujours lu des romans à mes enfants, même quand ils étaient petits. Pollyanna peut se lire dès que l’enfant a 2-3 ans.
Merci beaucoup Maeva!